Convention Collective l’urgence 2017

Les négociations concernant le dispositif conventionnel ont débuté en septembre 2016. Elles sont appelées à durer au moins jusqu’en fin d’année 2017. Elles sont d’une ampleur jamais connue car elles vont revoir tous les droits individuels et collectifs, spécifiques aux salariés de la branche.

0bjectif de cet article c’est de mieux s’approprier et d’expliquer plus concrètement les enjeux de ces négociations en territoire et en entreprise.

Les grilles de classifications sont l’un des premiers sujets discutés car elles constituent l’ossature du champ conventionnel.
L’UIMM veut :
– Un monde du travail flexible
– Des salariés mis en concurrence,
– La généralisation du Lean

Ce projet est inacceptable !
L’UIMM ne veut plus classer le salarié suivant ses qualifications mais seulement selon le poste de travail, la fonction occupée ou l’emploi.
Au final, tous les postes seraient classés et les salariés se verraient attribuer le coefficient et donc le salaire en référence au poste occupé…C’est la négation des diplômes et l’expérience professionnelle.
La CGT a d’autres ambitions pour les salariés !

Actuellement, dans les négociations de branche sur les classifications, deux conceptions s’opposent. L’une soutenue par l’UIMM visant à classer les emplois, l’autre, portée par la CGT, qui repose sur le classement des salariés à partir de leurs qualifications.  La qualification évolue au cours du parcours professionnel. Elle est constituée principalement des savoirs, savoir-faire, expériences, diplômes, formations.
Ce tract revient sur les velléités patronales et les propositions revendicatives de la CGT…


Aujourd’hui, le coefficient et le salaire sont acquis dans l’entreprise. Tout au long de la carrière professionnelle, ils ne peuvent que progresser ou à la rigueur stagner mais jamais régresser au sein de l’entreprise. Le coefficient est également un élément déterminant  pour les cotisations aux caisses complémentaires retraite.


Le projet du patronat de la métallurgie :

– Suppression des passerelles entre les niveaux et les diplômes de l’Education Nationale dans la grille de classification. Les dîplômes ne seraient donc plus reconnus.
– Suppression de l’automaticité du changement de coefficient (BTS, DUT, Ingénieurs) ; Ainsi, votre coefficient et votre rémunération seraient liés à l’emploi tenu, quel que soit votre diplôme ou votre expérience.
Ainsi, le coefficient et le salaire évolueraient positivement ou négativement en fonction du poste occupé.
Comment  projeter un  déroulement de carrière ?
Quel sera l’impact sur la complémentaire retraite ?


Demain, avec les propositions de la CGT :
– Salaire d’embauche minimum à 1 800€ bruts (Smic CGT, base 32h) pour une personne sans qualification ni expérience reconnue.
– Une grille de classification avec des références aux niveaux de l’Education Nationale et ses diplômes.
– Chaque salarié aurait la garantie d’une progression minimale de coefficient, au plus, tous les       4 ans dans la grille.
– Chaque salarié verrait, au minimum, le doublement de son salaire de base sur la carrière en euros constants.
– Echelle des salaires de 1 à 5.
– Classification transposable  d’une entreprise à l’autre.

 

Livret Convention Collective

 

 

 

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